La Belge Sonita Muluh a été privée d’un titre mondial en powerlifting après un acte de sabotage survenu lors des championnats du monde disputés en Lituanie. Sur le moment, l’incident avait d’abord pu passer pour une erreur ou une gêne involontaire pendant une tentative décisive.

Selon les éléments révélés ensuite, l’auteure des faits a reconnu avoir volontairement perturbé l’athlète belge. Le mobile avancé est particulièrement grave: il s’agirait d’un acte commis pour des raisons racistes. Cette reconnaissance change totalement la lecture de l’épisode, qui ne relève plus d’un simple dysfonctionnement sportif.

Le sabotage aurait consisté à gêner Sonita Muluh au moment clé de son mouvement, notamment par une intervention sous la barre. Dans une discipline comme le powerlifting, où chaque détail compte et où une tentative peut décider du classement final, une telle action peut avoir des conséquences directes sur l’issue de la compétition.

Cette affaire met en lumière à la fois la vulnérabilité des athlètes lors des grands rendez-vous internationaux et la question du racisme dans le sport. Pour Sonita Muluh, l’enjeu dépasse la seule déception sportive: il s’agit aussi d’un épisode lourd de sens, survenu au moment où un titre mondial semblait à portée de main.