Cuba traverse une crise touristique majeure. Faute de visiteurs, l’activité ralentit fortement sur l’île, dans un contexte déjà marqué par de graves difficultés énergétiques et logistiques. La baisse de fréquentation touche un secteur essentiel pour l’économie cubaine.
Le signal le plus visible est venu des groupes hôteliers espagnols Melia et Iberostar, qui ont décidé la semaine dernière de quitter l’île en raison du manque de clients. Leur départ illustre l’ampleur du recul du tourisme, alors que les arrivées de voyageurs étrangers se raréfient.
Selon les éléments disponibles, l’embargo américain a presque coupé Cuba de ses liaisons aériennes. Cette pression s’ajoute à des pénuries de carburant, des coupures d’électricité et des vols annulés, qui compliquent à la fois l’accès au pays et le fonctionnement quotidien des infrastructures touristiques.
L’accumulation de ces problèmes accentue la fragilité de l’économie cubaine. Avec moins de touristes, moins de vols et des services perturbés, l’île voit se refermer l’un de ses principaux moteurs de revenus, ce qui aggrave encore une situation déjà décrite comme catastrophique.