La Concacaf, qui regroupe 41 fédérations d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, a annoncé jeudi son rejet du projet de la Fifa d’ouvrir une partie de ses activités à des investisseurs privés. La décision a été communiquée à l’issue d’une réunion de l’organisation régionale.

Par cette position, la confédération défend l’idée que le développement du football doit rester sous la responsabilité de ses associations membres. En filigrane, le débat porte sur la gouvernance du sport, le contrôle des orientations stratégiques et la place que pourraient prendre des acteurs financiers extérieurs.

Le refus de la Concacaf illustre les réserves que suscite ce type d’ouverture dans le football international. Pour l’instance, le modèle actuel doit continuer à être piloté par les structures fédérales plutôt que par des investisseurs privés, même dans un contexte où les enjeux économiques prennent une importance croissante.

Cette décision renforce le poids de la Concacaf dans la discussion autour de l’avenir du football mondial. Elle montre surtout que, pour la confédération, la gestion du jeu et de ses actifs doit rester entre les mains des fédérations qui composent son organisation.