Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté la demande du parti Renaissance, lié à Gabriel Attal, qui voulait faire interdire au Rassemblement national l'usage du mot « renaissance » dans sa communication de campagne pour la présidentielle de 2027. La décision permet donc au RN de conserver cette formulation sur une première affiche attribuée à Marine Le Pen.

Au cœur du litige, le slogan « Pour la France, la renaissance » utilisé par le Rassemblement national. Renaissance estimait que cet emploi relevait du « parasitisme » et de la « contrefaçon de marque », en raison de la proximité avec le nom du parti présidentiel. La justice n'a pas suivi cette analyse et a débouté le mouvement.

Cette affaire illustre la bataille politique et symbolique autour des mots de campagne à l'approche de 2027. Le terme « renaissance », déjà fortement identifié à la formation d'Emmanuel Macron, devient ici un enjeu juridique autant que politique, le RN cherchant à l'inscrire dans son propre récit électoral.

Avec ce jugement, le Rassemblement national obtient un feu vert judiciaire sur ce point précis, tandis que Renaissance essuie un revers dans sa tentative de protéger l'usage de ce mot dans l'espace politique. Cette décision pourrait nourrir de nouveaux affrontements sur les signes, slogans et marques utilisés pendant la campagne à venir.