À l’approche de la Coupe du monde 2026, le hockey belge replonge dans le tournant pris en 2004, lorsque le COIB a soutenu une refonte en profondeur de la discipline. Ce chantier, pensé sur le long terme, a reposé sur quelques figures centrales, dont Marc Coudron, Bert Wentink et plus tard Yves Henet, avec l’ambition de structurer durablement les équipes nationales.
L’idée n’était pas seulement d’améliorer les résultats à court terme, mais de bâtir une méthode. La fédération a progressivement mis en place une organisation plus claire, un meilleur encadrement et une vision commune pour les sélections. Ce travail de fond a ensuite servi de socle à l’ascension de la Belgique vers les plus hauts niveaux internationaux.
Le récit de cette transformation passe aussi par des étapes symboliques, comme le “miracle de Manchester”, après lequel Yves Henet a rejoint l’aventure en juin 2007 comme directeur des équipes nationales. Son arrivée s’inscrit dans une période où la fonction et les structures se définissaient encore, preuve que le projet belge s’est construit pas à pas, avec des ajustements constants.
Avec le recul, ce modèle est présenté comme une référence qui a inspiré d’autres pays. Le succès du hockey belge ne serait donc pas le fruit d’une génération spontanée, mais celui d’une révolution engagée il y a plus de deux décennies, fondée sur la planification, la continuité et une gouvernance sportive renforcée.