En Gironde, si l’incendie hors norme est désormais fixé, les effets de cette intervention se font encore sentir chez les pompiers engagés sur le terrain. Pendant plus de dix jours, des milliers de soldats du feu ont lutté presque sans relâche contre les flammes dans le Sud-Ouest, au prix d’une fatigue extrême.

Au total, 3 300 pompiers venus de toute la France ont été mobilisés pour venir à bout du sinistre. L’intensité de la mission, la durée de l’engagement et le manque de repos ont pesé lourdement sur les équipes, certaines n’ayant dormi que quelques heures au cours de cette période.

Au-delà de l’épuisement immédiat, cette opération exceptionnelle laisse aussi des traces physiques et psychologiques. Après des journées de lutte acharnée, les organismes restent marqués par la tension, la chaleur, la répétition des efforts et la pression d’un feu de grande ampleur.

La fixation du feu ne signifie donc pas la fin complète de l’épreuve pour les secours. Pour beaucoup de pompiers, l’après-incendie s’annonce comme une phase de récupération délicate, tant sur le plan du corps que sur celui du mental, après une mobilisation rare par son ampleur.