Une nouvelle forme d’épuisement commence à être décrite dans les métiers du code : la fatigue liée au « vibe coding » et ce que certains appellent l’« AI brain fry ». Derrière ces expressions, on retrouve l’idée d’une surcharge mentale propre aux développeurs qui travaillent de très près avec l’intelligence artificielle générative.

L’usage intensif de ces outils peut accélérer certaines tâches, mais il semble aussi créer une pression cognitive particulière. Il ne s’agit pas seulement d’écrire du code plus vite : il faut aussi guider l’IA, relire ses propositions, corriger ses erreurs, vérifier sa logique et enchaîner les ajustements. À force, cette boucle continue entre génération, contrôle et réécriture peut devenir épuisante.

Cette fatigue ne serait donc pas une simple lassitude classique au travail, mais un effet plus spécifique de la collaboration permanente avec des systèmes génératifs. Même chez les profils les plus avancés, l’impression de gagner en rapidité peut s’accompagner d’une perte de clarté, d’attention ou de recul sur le travail produit.

Face à cela, des parades commencent à émerger pour éviter de se laisser dominer par l’outil. L’idée n’est pas forcément de renoncer à l’IA, mais de mieux encadrer son usage, de préserver des moments de concentration sans assistance et de garder la main sur les décisions techniques essentielles. Cette nouvelle fatigue pourrait ainsi devenir un sujet plus large à mesure que l’IA générative s’installe dans les pratiques des développeurs.