L’Espagne a demandé la tenue d’une réunion européenne d’urgence après l’afflux de migrants à Ceuta, enclave espagnole située au nord du Maroc. Selon Madrid, la situation est désormais « quasiment » revenue à la normale, après le renvoi vers le Maroc de « presque » tous les arrivants des derniers jours.
Au-delà de la pression migratoire, l’épisode a pris une dimension politique plus large. La crise autour de Ceuta s’est transformée en querelle diplomatique, à la fois avec le Maroc et au sein de l’Union européenne, alors que le gouvernement espagnol estime ne pas avoir reçu le soutien attendu de certains partenaires.
Samedi matin, l’exécutif espagnol a durci le ton en dénonçant le comportement jugé « impardonnable » de plusieurs responsables européens. Cette réaction montre que Madrid veut porter le dossier au niveau communautaire et obtenir une réponse politique commune face à une situation considérée comme sensible pour la frontière sud de l’Europe.
La demande espagnole vise ainsi à replacer la crise de Ceuta dans le cadre plus large de la gestion européenne des frontières et des relations avec le Maroc. Même si les arrivées semblent avoir fortement reculé, les tensions diplomatiques ouvertes par cet épisode restent au centre des préoccupations espagnoles.