Avec « Cartagena », Hermann signe une dernière bande dessinée publiée à titre posthume. Disparu en mars à l’âge de 87 ans, le dessinateur et scénariste belge laisse un ultime album qui prolonge l’un des fils majeurs de son œuvre : la violence des rapports humains.

Récompensé par le Grand prix d’Angoulême en 2016, Hermann occupait une place à part dans la bande dessinée francophone. Au fil des années, son travail a marqué plusieurs générations de lecteurs, mais aussi de jeunes auteurs sensibles à son trait, à sa narration et à sa vision souvent sombre de l’humanité.

« Cartagena » s’inscrit ainsi comme un point final chargé de sens. Plus qu’une simple nouvelle parution, cet album posthume apparaît comme la dernière expression d’un regard d’auteur resté fidèle à ses thèmes, en particulier la brutalité des relations entre les êtres et la complexité des comportements humains.

Cette sortie renforce encore le poids de l’héritage laissé par Hermann dans l’histoire de la BD belge et européenne. Avec ce dernier livre, son nom reste associé à une œuvre durable, admirée pour sa force visuelle et pour la lucidité de son propos.