Le président du Sénat, Gérard Larcher, a saisi la justice dans l’affaire visant la sénatrice Christine Herzog. Le signalement a été adressé à la procureure de la République de Paris, dans un dossier qui mêle des accusations de harcèlement et des interrogations sur un possible détournement de fonds publics.
Cette nouvelle étape intervient après une lourde sanction prise mi-juillet par la chambre haute contre l’élue. D’après les éléments rendus publics, le Sénat reproche à Christine Herzog des faits de harcèlement et dit redouter l’existence d’irrégularités liées à l’utilisation de fonds publics.
Le signalement effectué par Gérard Larcher ne vaut pas condamnation, mais il marque un durcissement clair du traitement du dossier. En transmettant l’affaire au parquet de Paris, la présidence du Sénat estime que les faits évoqués justifient un examen par l’autorité judiciaire.
L’affaire Christine Herzog prend ainsi une dimension judiciaire en plus de son volet institutionnel. Elle met aussi en lumière la manière dont le Sénat entend réagir lorsque des accusations graves, touchant à la fois au comportement d’un élu et à la gestion de moyens publics, sont portées à sa connaissance.