Le festival Esperanzah accueille des univers venus de partout, y compris celui, décalé, de la République cacamuniste de Cayo Campos. D’après la présentation diffusée autour de l’événement, une petite délégation a fait le déplacement jusqu’au site avant de s’installer dans un endroit pour le moins stratégique : le quartier des cabines WC et des urinoirs.

Sur place, la mise en scène joue clairement la carte de l’humour. Le stand de Cayo Campos est présenté comme une véritable carte de visite « en odorama », surtout lorsque les installations sanitaires refoulent. Ce choix d’emplacement, volontairement absurde, renforce le ton satirique de l’animation et attire l’attention des festivaliers.

La délégation, composée notamment de profils comme des militaires ou des infirmiers, distribue aussi des cartes du parti « comme des feuilles de papier toilette ». Ce détail résume bien l’esprit de l’opération : un second degré assumé, pensé pour faire sourire au milieu d’un cadre très concret et peu glamour.

Selon le récit partagé avec la vidéo, la formule semble fonctionner auprès du public d’Esperanzah. Entre performance burlesque, faux protocole politique et décor sanitaire, Cayo Campos transforme un coin souvent évité du festival en espace de spectacle et de curiosité.