Le succès de Backrooms relance le débat sur la manière dont Hollywood lit les phénomènes culturels venus d’internet. D’après les éléments disponibles, le film a dépassé environ 358 millions d’euros de recettes, soit près de 389 millions de dollars, un résultat qui a rapidement attiré l’attention des studios.
Ce triomphe semble confirmer qu’une partie du public répond fortement à une horreur originale, même face à des franchises déjà bien installées. Autrement dit, l’intérêt ne viendrait pas seulement d’un nom connu ou d’un univers déjà exploité, mais d’une proposition qui paraît neuve et plus audacieuse.
Le problème, selon l’angle mis en avant, est que Hollywood pourrait retenir la mauvaise leçon. Au lieu de voir dans Backrooms la preuve qu’un projet singulier peut trouver son public, les studios risquent surtout d’y lire un simple signal de viralité internet, comme si le buzz suffisait à reproduire le même impact.
Cette lecture peut conduire à multiplier des projets inspirés par des tendances en ligne sans retrouver ce qui a réellement séduit les spectateurs. Le cas Backrooms rappelle ainsi qu’un phénomène né sur internet ne fonctionne pas automatiquement à l’écran : ce qui semble compter, c’est moins l’origine virale que la force de l’idée et son exécution.