Plusieurs personnalités libérales ont signé une tribune dans L'Express pour contester une évolution qu'elles jugent préoccupante: voir la droite nationaliste et identitaire se présenter comme l'héritière du libéralisme. Leur texte défend l'idée qu'il ne faut pas abandonner cette tradition politique à des courants qui lui donnent un sens très différent.
Selon les éléments avancés, le mouvement libéral connaît depuis quelques années un regain de visibilité, avec la multiplication de clubs, de dîners, de revues et de think tanks. Cette dynamique est présentée comme une bonne nouvelle, même si elle reste encore largement concentrée à Paris. Mais cette vitalité s'accompagne aussi d'un débat sur les frontières idéologiques du libéralisme.
Au coeur de l'appel, les signataires veulent rappeler que le libéralisme ne peut pas être réduit à une simple étiquette utilisée dans le débat public. Ils s'inquiètent d'une récupération par des forces politiques marquées par le nationalisme et les thèmes identitaires, alors que le libéralisme renvoie, dans leur approche, à une vision politique distincte.
Cette prise de position relance donc une question de fond dans la vie intellectuelle et politique française: qui peut aujourd'hui se réclamer du libéralisme, et avec quel contenu? La tribune publiée par L'Express illustre en tout cas la volonté d'une partie de cette famille de clarifier ses repères au moment où les cercles libéraux gagnent en audience.