Le mafé veut se faire une place parmi les plats internationaux déjà bien installés dans l’imaginaire du public, comme le couscous ou les sushis. À Paris, Abdoulaye Djikine entend justement faire connaître cette spécialité malienne et, à travers elle, donner plus de visibilité à la cuisine ouest-africaine.

Avec son frère, il a ouvert trois restaurants dans la capitale. Leur objectif est de rendre ces saveurs plus accessibles et de montrer qu’elles ont toute leur place dans le paysage culinaire parisien.

Dans l’un de ces établissements, BMK Folie-Bamako, situé dans le 11e arrondissement, le mafé occupe une place centrale. La préparation mise en avant repose sur une recette familiale, transmise par leur mère, Fatoumata, ce qui donne au plat une dimension à la fois personnelle et culturelle.

Au-delà d’une simple carte de restaurant, cette démarche présente le mafé comme un véritable ambassadeur du Mali et de l’Afrique de l’Ouest. En s’appuyant sur une recette héritée de la famille et sur plusieurs adresses à Paris, Abdoulaye Djikine cherche à installer durablement cette cuisine dans les habitudes des consommateurs.