En Argentine, le gouvernement de Javier Milei veut mettre fin au prix unique du livre, en vigueur depuis 2001. Cette disposition, comparable à celle qui existe en France, fait partie des règles que l’exécutif entend revoir dans le cadre de sa politique de dérégulation. Selon les éléments disponibles, la mesure figurerait dans un vaste projet de loi de plus de 300 articles destiné au Congrès.

Le prix unique du livre encadre la vente des ouvrages en imposant un tarif fixé, afin d’éviter une concurrence fondée uniquement sur les rabais. Sa possible suppression suscite donc une forte réaction dans le monde du livre, où l’on craint un bouleversement profond de l’équilibre actuel du secteur.

Éditeurs, libraires et auteurs affichent leur opposition à cette réforme. Ils estiment qu’une telle décision pourrait fragiliser le tissu des librairies et affaiblir la diversité éditoriale, en donnant davantage de poids aux acteurs capables de jouer sur les prix.

Le dossier est ainsi devenu un nouveau front dans l’offensive réformatrice de Javier Milei. Au-delà du marché du livre, le débat porte aussi sur la place de la régulation publique dans la culture et sur la façon dont l’Argentine entend organiser ce secteur à l’avenir.