L’océanographe Marina Lévy alerte sur une situation exceptionnelle dans les mers du globe. D’après elle, 82% de l’océan était en situation de canicule en juin, une image qu’elle résume par l’expression de « véritables incendies sous-marins ». Cette mise en garde accompagne un nouveau record de chaleur marine.

Selon l’observatoire européen Copernicus Marine, les océans mondiaux ont connu leur mois de juin le plus chaud jamais observé. Ce constat s’inscrit dans une série de records relevés ces dernières années, avec une intensification marquée de la chaleur à la surface des mers.

Le chiffre avancé par Marina Lévy montre l’ampleur du phénomène: il ne s’agit pas d’épisodes isolés, mais d’une extension massive des canicules marines à l’échelle planétaire. Le mois de juin est ainsi présenté comme particulièrement critique, tant par son niveau de chaleur que par l’étendue des zones concernées.

Cette nouvelle alerte confirme la place centrale des océans dans le suivi du dérèglement climatique. Quand la température marine atteint de tels niveaux, les scientifiques y voient un signal fort de l’accélération du réchauffement observé à l’échelle mondiale.