La France a lancé la sélection des futurs participants français au PIIEC consacré à l’intelligence artificielle, avec une échéance fixée au 9 septembre 2026. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre des Projets importants d’intérêt européen commun, conçus pour faire émerger des initiatives stratégiques à l’échelle européenne. Pour les entreprises, l’enjeu est de savoir si leur projet peut entrer dans ce périmètre et comment se positionner dans la procédure française.

Le point clé est que l’appel ne vise pas seulement les acteurs qui développent de grands modèles d’IA. Il s’adresse plus largement à l’écosystème concerné par la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. D’après les éléments disponibles, cela peut inclure des entreprises liées aux infrastructures et aux services nécessaires au déploiement de l’IA, y compris des fournisseurs de cloud, et pas uniquement les éditeurs les plus visibles du secteur.

Pour évaluer leur profil, les sociétés candidates doivent donc regarder si leur activité apporte une contribution structurante à cette filière européenne. La logique du PIIEC est de retenir des projets jugés stratégiques, capables de s’inscrire dans une ambition industrielle commune. L’enjeu n’est pas seulement d’avoir une solution utilisant l’IA, mais de démontrer sa place dans un projet d’intérêt européen plus large.

Concrètement, les entreprises intéressées doivent préparer un dossier dans le cadre de la sélection française avant la date limite. Cette étape permet d’identifier les acteurs français susceptibles d’intégrer le futur projet européen sur l’IA. Pour les candidats potentiels, la question centrale est donc double : vérifier l’adéquation de leur projet avec le périmètre du PIIEC IA et structurer une candidature claire sur leur rôle, leur apport technologique et leur pertinence à l’échelle européenne.