La Russie accentue la pression sur Apple autour de la préinstallation d’applications locales sur ses appareils. Le dossier prend une tournure particulière depuis le retrait, en juin, des applications MAX et VK de l’App Store russe, alors même que la législation locale impose la présence de certains services nationaux sur les produits vendus dans le pays.

Ce décalage entre les exigences réglementaires russes et la décision d’Apple alimente le conflit. D’un côté, Moscou demande que des applications locales soient proposées ou installées par défaut. De l’autre, le constructeur américain a supprimé de sa boutique russe deux services visés par cette même logique de préinstallation.

L’affaire illustre les tensions persistantes entre les grandes plateformes technologiques et les règles imposées par certains États sur les marchés numériques. Pour Apple, la situation en Russie devient plus complexe, car elle touche à la fois la distribution d’applications, la conformité légale et la gestion de son App Store dans un environnement très encadré.

À ce stade, les éléments disponibles montrent surtout un paradoxe réglementaire devenu politique et technologique: Apple est critiqué sur l’absence d’applications que la loi russe considère comme importantes, alors que ces mêmes apps ont été retirées de sa boutique locale quelques mois plus tôt.