La Belgique est restée fortement dépendante du GNL russe en juillet, alors même qu’une interdiction se profile. D’après les éléments rapportés, le pays a encore acheté environ 400.000 tonnes de gaz naturel liquéfié en provenance de Russie sur cette période.
Ces volumes seraient inférieurs à ceux observés plus tôt dans l’année. Cette baisse ne change toutefois pas le constat de fond: la Russie continue d’occuper une place centrale dans les approvisionnements belges en GNL, à rebours de l’orientation affichée par l’Union européenne sur le plan énergétique.
Le sujet met en lumière le décalage entre les objectifs politiques européens et la réalité des flux d’importation. Même avec un recul des achats, la Belgique apparaît toujours très exposée aux livraisons russes, ce qui relance la question de la diversification des sources d’énergie.
À l’approche de l’interdiction annoncée, ces chiffres soulignent donc la difficulté à réduire rapidement cette dépendance. Ils montrent aussi que la transition vers d’autres fournisseurs reste incomplète, malgré la volonté européenne de s’éloigner des hydrocarbures russes.