Le pétrole a tenté de se redresser mardi, mais le marché reste très nerveux face aux signaux contradictoires venant des États-Unis et de l’Iran. Les opérateurs scrutent surtout l’évolution des échanges entre Washington et Téhéran, dans un contexte où la moindre déclaration peut raviver la volatilité des cours.

Donald Trump a affirmé lundi que des négociations avec l’Iran se tenaient "en ce moment même". Cette déclaration a toutefois été brouillée par un démenti venu de Téhéran un peu plus tôt, ce qui a renforcé l’incertitude sur la réalité et la portée de ces contacts. Pour les marchés, ce flou alimente un scénario de mouvements brusques à la hausse comme à la baisse.

Selon la lecture qui domine, l’Iran ne chercherait pas une escalade directe, mais voudrait conserver un niveau de pression suffisant pour peser dans le rapport de force. Cette posture entretient une tension durable, sans basculer nécessairement vers une aggravation immédiate de la crise. C’est précisément ce type d’équilibre instable qui maintient le marché pétrolier sous tension.

Dans l’immédiat, les cours du brut restent donc suspendus à la moindre indication sur d’éventuels pourparlers entre Washington et Téhéran. Tant que les messages resteront contradictoires, les investisseurs pourraient continuer à évoluer dans un marché haché, marqué par des rebonds fragiles et de nouveaux accès de nervosité.