À Namur, l’avenir du parc Léopold suscite une nouvelle mobilisation. Des militants locaux se sont rassemblés pour organiser un goûter à l’ombre des arbres, mais aussi pour nettoyer les lieux, sacs-poubelle à la main. Par cette action, ils veulent montrer leur attachement à cet espace vert et dénoncer ce qu’ils présentent comme un abandon par les autorités.

Selon les collectifs mobilisés, cette initiative vise à contester la décision de vendre et de fermer une partie de cet espace public derrière des barrières. Dans leur communication, ils jugent inacceptable qu’un lieu accessible à tous puisse être cédé au bénéfice d’une grande entreprise privée, citée sous le nom de BESIX.

Le nettoyage du parc a aussi valeur de message politique. En affirmant qu’ils font eux-mêmes « le travail de la ville », les militants entendent souligner leur critique de la gestion du site et rappeler l’utilité sociale d’un parc urbain ouvert au public.

Au-delà de cette action symbolique, la mobilisation relance le débat sur la place des espaces verts dans la ville, leur protection et leur usage collectif. Le parc Léopold devient ainsi un point de tension entre défense du bien commun, décisions d’aménagement et intérêts privés.