Un nouveau terme s’installe dans les vestiaires et sur les réseaux sociaux : le « mansplashing ». Ce mot-valise, construit dans la lignée de « manspreading », « mansplaining » et « manslamming », décrit une situation liée à l’occupation de l’espace dans les piscines.

Derrière son ton volontairement moqueur se trouve une réalité très concrète : dans l’eau, la place disponible peut devenir l’objet d’une bataille silencieuse. Les mouvements, les éclaboussures et la manière de s’installer participent à cette tension autour de l’espace partagé.

Le terme s’inscrit ainsi dans une série d’expressions utilisées pour mettre un nom sur des comportements du quotidien perçus comme genrés. Après les transports, les conversations et les trottoirs, les piscines deviennent à leur tour le terrain d’un débat sur la façon dont chacun prend sa place.

Encore récent, le mansplashing circule surtout dans les échanges en ligne et les discussions de vestiaires. Son apparition montre comment les réseaux sociaux contribuent à populariser de nouveaux mots pour décrire des scènes ordinaires et parfois agaçantes.