La Poste s’apprête à modifier en profondeur les règles de l’un de ses services d’affranchissement les plus pratiques : les timbres achetés en ligne puis imprimés à domicile. Jusqu’ici, beaucoup d’usagers avaient pris l’habitude d’en conserver pour des envois ultérieurs, en misant sur une validité sans limite. Cette logique va bientôt changer.

D’après les éléments disponibles, une date de péremption va désormais s’appliquer à ces affranchissements numériques. En clair, acheter des timbres à l’avance pour les utiliser plusieurs semaines ou plusieurs mois plus tard pourrait devenir une mauvaise idée. Les particuliers qui stockent ce type d’étiquettes devront donc être plus attentifs à leur date d’utilisation.

Cette évolution concerne surtout les utilisateurs du service « Mon Timbre » ou d’un affranchissement équivalent imprimé chez soi. Le changement marque la fin d’un fonctionnement très souple, qui permettait jusqu’à présent de préparer son courrier sans contrainte de temps. Avec ces nouvelles règles, un timbre non utilisé dans les délais risque de perdre sa valeur pour l’envoi prévu.

Pour éviter de jeter des affranchissements devenus inutilisables, le plus prudent sera de n’imprimer ses timbres qu’au moment où l’envoi est réellement prévu. Cette nouvelle organisation impose donc un peu plus d’anticipation et de vigilance, notamment pour les personnes qui utilisaient régulièrement ce service pour leurs courriers occasionnels.