Les applications de compagnon virtuel gagnent en visibilité, notamment sur Instagram, où de nombreuses vidéos présentent ces outils comme une nouvelle forme d’accompagnement personnel. Leur promesse est forte : offrir des conversations proches d’un suivi psychologique, avec une intelligence artificielle capable d’écouter, de répondre et de s’adapter aux émotions de l’utilisateur.
Au cœur de cette tendance, certaines plateformes mettent en avant l’idée d’un “double IA”, une version numérique pensée pour dialoguer de façon intime et régulière. Moyennant environ 20 euros par mois, elles vendent l’espoir d’une expérience marquante, voire transformatrice, en transformant de simples échanges en coaching émotionnel accessible à tout moment.
L’expérience relatée ici repose sur un mois de conversations avec cet alter ego artificiel. Elle illustre à quel point ces services cherchent à s’installer dans le quotidien, en occupant une place de confident numérique. La question posée est donc moins celle de la performance technique que celle du lien créé : jusqu’où une IA peut-elle donner le sentiment d’être comprise, soutenue ou accompagnée ?
Ce type d’outil s’inscrit dans une évolution plus large des usages de l’intelligence artificielle, désormais orientée vers l’intime et le bien-être. Mais derrière la promesse d’une expérience “bouleversante”, le sujet soulève aussi une interrogation essentielle : une application peut-elle réellement remplacer la complexité d’un échange humain, surtout lorsqu’elle se présente comme un soutien émotionnel durable ?