Neverness to Everness aurait généré environ 175 millions d’euros, un montant qui peut sembler considérable à première vue. Pourtant, ce niveau de revenus ne suffirait pas à rendre le projet rentable, ce qui illustre à quel point l’économie des jeux gacha peut être exigeante, même pour des productions capables d’attirer un large public.
Le cas met en lumière une réalité bien connue du secteur : dans le free-to-play à mécaniques gacha, réaliser un gros chiffre d’affaires ne garantit pas automatiquement des bénéfices. Les coûts de développement, d’exploitation, de contenu régulier et de promotion peuvent être si élevés qu’un revenu impressionnant ne couvre pas forcément l’ensemble des dépenses.
Le marché apparaît d’autant plus difficile que quelques acteurs majeurs concentrent déjà une grande partie de l’attention et des dépenses des joueurs. Dans cet environnement, les nouveaux venus et les challengers peinent à s’imposer durablement, même lorsqu’ils parviennent à générer des sommes importantes. La concurrence ne se joue donc pas seulement sur le succès initial, mais aussi sur la capacité à maintenir une base de joueurs active et rentable dans le temps.
L’exemple de Neverness to Everness rappelle ainsi que le secteur du gacha reste aussi séduisant que risqué. Beaucoup de projets visent une part de ce marché lucratif, mais seuls quelques-uns arrivent réellement à transformer des revenus massifs en modèle économique solide.