Les députés ont définitivement adopté, mardi 21 juillet, le projet de loi Ripost, présenté comme une réponse à l’insécurité du quotidien. Parmi ses mesures, le texte renforce la pénalisation liée aux free parties, un point qui suscite une vive inquiétude dans le monde associatif intervenant auprès des usagers de drogues.
Selon les éléments évoqués, la loi prévoit jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende pour la participation à ces rassemblements. Ce durcissement est dénoncé par des acteurs de terrain, qui redoutent que des démarches de prévention et de réduction des risques soient confondues avec une participation à l’événement lui-même.
C’est précisément cette zone grise qui alarme les associations de santé. Pour elles, la présence sur place répond à un objectif sanitaire: informer, prévenir et limiter les dommages liés aux consommations. Avec la nouvelle rédaction du texte, certaines craignent désormais d’être exposées à des poursuites alors qu’elles assurent une mission de protection des publics.
Le débat relance ainsi la question de l’équilibre entre maintien de l’ordre et santé publique. En visant plus sévèrement les free parties, la loi Ripost pourrait aussi fragiliser les structures qui accompagnent les personnes les plus exposées, au moment même où elles affirment agir avant tout dans une logique de prévention.