Monique Barbut a finalement choisi de rester au gouvernement après avoir annoncé sa démission. La ministre de la Transition écologique voulait marquer son opposition à l’adoption de la loi d’urgence agricole, un texte qui a provoqué de fortes tensions autour de la ligne écologique de l’exécutif.
Selon les éléments rendus publics, elle poursuit sa mission à la demande d’Emmanuel Macron. Le président lui aurait assuré qu’elle disposerait des moyens nécessaires pour agir, une condition manifestement décisive dans son revirement.
La ministre lie donc son maintien à sa capacité réelle d’influer sur les décisions. Elle explique en substance qu’elle n’entend rester en fonction que tant qu’elle aura la garantie de pouvoir faire avancer ses dossiers, dans un contexte où les arbitrages entre agriculture et transition écologique sont particulièrement sensibles.
Monique Barbut présente aussi cet épisode comme sa première et sa dernière expérience politique. Son hésitation, suivie de son maintien, illustre les fragilités internes suscitées par la loi d’urgence agricole et la difficulté pour le gouvernement de concilier impératifs environnementaux et réponses à la crise du monde agricole.