Depuis le 20 juillet, le renforcement des contrôles de sécurité dans le métro de Shenzhen a fortement perturbé les déplacements quotidiens. Devant une dizaine de grandes stations, de longues files d’attente, parfois étendues sur plusieurs centaines de mètres, sont apparues, alimentant l’agacement des usagers.

Cette mesure a surtout déclenché une vague de critiques inhabituelle en Chine. D’après les éléments rapportés, de nombreux commentaires ont contesté la logique de ce durcissement, estimant qu’il pénalise d’abord la population dans ses trajets de tous les jours.

Sur les réseaux sociaux chinois, certains internautes ont exprimé leur mécontentement de manière directe, en soulignant que les citoyens ne devraient pas être traités comme une menace. Ce ton critique, relayé en réponse à une publication du média Diyi Caijing, tranche avec le discours officiel généralement dominant sur les questions de sécurité.

L’épisode met en lumière une tension croissante entre impératifs sécuritaires et vie urbaine dans l’une des plus grandes métropoles du pays. À Shenzhen, l’impact très visible de ces contrôles dans le métro semble avoir transformé une mesure administrative en sujet public sensible.