La Belgique aurait connu, le 27 juin dernier, le deuxième jour le plus meurtrier du XXIe siècle. D’après des données provisoires relayées par Statbel, 650 décès ont été enregistrés à cette date, un niveau exceptionnel qui place cette journée juste derrière les pics observés pendant la crise du Covid depuis 2000.

Ces chiffres mettent en lumière l’impact potentiellement dramatique des fortes chaleurs sur la santé publique. La hausse de la mortalité serait intervenue à la fin d’une vague de chaleur, ce qui renforce l’hypothèse d’un lien entre températures élevées et aggravation des risques pour les personnes les plus fragiles.

Le constat est d’autant plus marquant que, hors pandémie, aucun autre épisode n’aurait atteint un tel niveau de mortalité sur une seule journée en Belgique au cours de ce siècle. Cela souligne à quel point les épisodes de chaleur extrême peuvent peser lourdement sur les services de santé et sur les populations vulnérables.

Même provisoires, ces données de Statbel replacent la canicule parmi les événements sanitaires les plus destructeurs du pays ces dernières années. Elles rappellent aussi que les périodes de chaleur intense ne relèvent pas seulement de l’inconfort, mais peuvent avoir des conséquences humaines majeures.