L’opposant algérien Fethi Ghares a de nouveau été condamné à deux ans de prison ferme en appel pour « outrage ». Le dirigeant du Mouvement démocratique et social (MDS), une formation interdite depuis 2023, voit ainsi confirmée une nouvelle peine de détention dans un contexte politique déjà tendu.
Figure de la gauche algérienne, Fethi Ghares s’était fait connaître sur la scène nationale avant l’élection présidentielle de 2019. Ancien acteur devenu responsable politique, il a depuis été visé à plusieurs reprises par la justice et a déjà connu l’emprisonnement, ce qui renforce l’image d’un opposant régulièrement sous pression.
Cette nouvelle condamnation intervient à un moment sensible. Elle tombe alors que le président Abdelmadjid Tebboune a récemment affirmé que chaque Algérien avait le droit de critiquer et de s’exprimer. Le contraste entre ce discours et la décision judiciaire relance les interrogations sur l’espace réellement accordé à l’opposition et à la contestation en Algérie.
Pour les observateurs de la vie politique algérienne, l’affaire Fethi Ghares illustre les difficultés persistantes rencontrées par les voix dissidentes, en particulier celles issues de partis ou de courants critiques du pouvoir. Avec cette peine de deux ans confirmée en appel, le cas de l’ancien chef du MDS reste emblématique des tensions entre autorités, justice et opposition.