L’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, votée mardi, doit s’appliquer à partir du 1er septembre prochain. La mesure marque une nouvelle étape dans l’encadrement de l’accès des plus jeunes aux plateformes, sur fond de préoccupations croissantes autour de l’exposition des mineurs en ligne.
Du côté de l’association e-Enfance/3018, cette décision est accueillie favorablement. Sa directrice générale, Justine Atlan, estime qu’elle contribue à installer une norme sociale forte, en envoyant un signal clair aux familles, aux adolescents et aux acteurs du numérique sur les limites d’usage avant 15 ans.
Le sujet dépasse toutefois la seule question des réseaux sociaux. Il ravive aussi le débat sur les effets des écrans chez les jeunes, la prévention des risques numériques et la manière de mieux protéger les mineurs sans éluder les enjeux de libertés publiques et de droits en ligne.
Avec cette future application, le débat entre protection de l’enfance, santé et cadre juridique entre dans une phase plus concrète. Reste désormais à voir comment cette interdiction sera mise en œuvre et perçue, alors que la place du numérique dans la vie des adolescents continue de faire l’objet d’une forte attention publique.