Ford renforce ses liens avec un constructeur chinois en Espagne. Geely a pris 34 % d’une usine du groupe américain afin d’y produire des SUV destinés au marché européen, dans une logique de fabrication locale mise en avant comme du « Made in Europe ».

Cette opération illustre un mouvement plus large dans l’automobile : des groupes chinois s’implantent dans des sites industriels européens déjà existants, plutôt que de partir de zéro. Pour Ford, cela permet de redonner un rôle industriel à une partie de son usine espagnole, tandis que Geely gagne une base de production au plus près des clients européens.

Le dossier s’inscrit aussi dans un contexte où les constructeurs chinois apparaissent comme une solution pour maintenir l’activité de certaines usines en Europe. Après un rapprochement observé chez Stellantis avec un autre partenaire chinois, Ford suit à son tour cette voie avec Geely.

Au-delà de la prise de participation, l’accord montre que les partenariats entre groupes occidentaux et chinois prennent une place croissante dans la stratégie industrielle automobile. L’enjeu est double : sécuriser des capacités de production en Europe et adapter l’outil industriel à une concurrence de plus en plus intense sur le marché des SUV.