La sécheresse observée ces derniers jours dans les forêts wallonnes remet en lumière une question longtemps jugée secondaire en Belgique : le risque de feux de forêt. Avec le réchauffement climatique, des épisodes plus chauds et plus secs peuvent rendre certains massifs forestiers davantage vulnérables, y compris dans un pays qui n’est pas habituellement associé aux grands incendies.
Le sujet prend d’autant plus d’importance qu’un rapport du Cerac pointe un manque de coordination à l’échelle nationale. Selon ce constat, la Belgique ne disposerait pas encore d’une stratégie commune suffisamment structurée pour la gestion des feux de forêt, alors que la multiplication des périodes de sécheresse peut accroître la pression sur les services de secours et les autorités locales.
En pratique, la situation ne signifie pas que la Belgique va connaître automatiquement des scénarios comparables à ceux observés dans le sud de l’Europe. Mais elle suggère que le pays doit mieux se préparer à des conditions nouvelles : végétation plus sèche, sols plus sensibles au manque d’eau et risque accru de départs de feu dans certaines zones boisées.
L’enjeu est donc double : renforcer la prévention sur le terrain et améliorer l’organisation des moyens d’intervention. Dans un contexte de changement climatique, la Belgique est poussée à adapter plus clairement sa politique forestière et sa réponse aux incendies, afin de limiter les conséquences d’un risque appelé à devenir moins exceptionnel.