La Mutualité française a réagi aux annonces du gouvernement sur les remboursements de soins en alertant sur leurs effets possibles pour les complémentaires santé. Son président, Éric Chenut, a expliqué qu'une mutuelle ne peut pas absorber sans conséquence de nouvelles dépenses imposées au secteur.

Selon lui, si une part plus importante des remboursements est reportée vers les mutuelles, la conséquence la plus probable serait une hausse des cotisations. Autrement dit, les économies recherchées d'un côté du système de santé pourraient se retrouver, au moins en partie, dans la facture payée par les assurés.

Cette prise de position intervient alors que l'exécutif évoque des évolutions sur la répartition des remboursements de soins. La Mutualité française veut rappeler que les complémentaires santé fonctionnent avec des équilibres financiers contraints et qu'elles ne disposent pas de réserves illimitées pour compenser durablement de nouvelles charges.

Le débat se concentre donc sur le partage du coût des soins entre l'Assurance maladie, les mutuelles et les ménages. À ce stade, le message porté par la fédération est clair : toute modification des remboursements de soins peut avoir un impact direct sur le prix des contrats de complémentaire santé.