Avec « The Hawk », Netflix remet Will Ferrell au centre d’une mini-série présentée comme un retour important pour l’acteur comique. Il y joue Lonnie Hawkins, ancienne star du golf et numéro un mondial en 2004, décidé à inscrire une nouvelle fois son nom dans l’histoire.
Sur le papier, le projet repose sur un personnage taillé pour l’exagération et le décalage, deux registres longtemps associés au meilleur de Will Ferrell. Mais selon la critique évoquée par L’Obs, cette mécanique ne fonctionne plus vraiment. Le golfeur idiot qu’il incarne semble surtout tourner en rond, au point de ne plus faire rire que lui-même.
Le format en dix épisodes accentue cette impression de fatigue comique. Là où une idée absurde peut fonctionner sur un temps court, l’étirement en mini-série semble ici affaiblir le personnage de Lonnie Hawkins et la promesse humoristique de départ. Le retour annoncé de Ferrell sur Netflix apparaît ainsi moins comme une renaissance que comme une démonstration des limites d’un registre déjà largement exploité.
« The Hawk » mise donc sur la notoriété de son acteur principal et sur la caricature d’un champion déchu en quête de gloire. Pourtant, d’après cette première appréciation, la série ne retrouve ni l’efficacité ni la fraîcheur qui ont fait la réputation de Will Ferrell, malgré une base narrative immédiatement identifiable.