La générale An Van Rompay devient la première femme médecin à prendre la tête du Service Médical de la Défense. Elle arrive à la direction d’un service qui doit retrouver des capacités affaiblies après des années de désinvestissement, dans un contexte où les questions de préparation et de résilience reprennent de l’importance.
Sa priorité est de redonner de la place à la médecine de guerre dans les cursus universitaires. L’objectif est de mieux former une nouvelle génération de médecins aux réalités des situations militaires et des crises, en reconnectant davantage le monde académique avec les besoins spécifiques de la Défense.
Le chantier est aussi celui du recrutement. Face à la concurrence du secteur civil, le Service Médical de la Défense cherche à attirer davantage de profils médicaux et à rendre ces carrières plus visibles. Pour la nouvelle responsable, l’enjeu est autant de recruter que de convaincre des étudiants et jeunes praticiens de s’engager durablement.
Cette orientation s’inscrit dans une volonté plus large de reconstruction. En misant sur la formation, l’attractivité des métiers et la remise à niveau des moyens, la Défense veut renforcer son dispositif médical pour répondre aux menaces actuelles et futures.