Avec Ride or Die, Hannah Waddingham et Octavia Spencer s’attaquent à un terrain très codifié : celui du buddy movie d’action, longtemps dominé par les duos masculins. La série prend le contre-pied de cet héritage et le détourne avec une énergie comique assumée, dans un registre présenté comme à la fois loufoque, musclé et résolument féministe.

L’idée séduit d’emblée par son positionnement. Là où Fast & Furious a imposé une vision spectaculaire et virile de l’action automobile et des relations de groupe, Ride or Die semble choisir la satire, l’excès et la complicité entre ses deux comédiennes principales. Le résultat annoncé mélange cascades, rythme soutenu et humour, avec l’envie claire de dépoussiérer les codes du genre.

Le projet s’inscrit aussi dans la tradition du buddy movie, un format très apprécié au cinéma depuis des décennies. Mais au lieu de reproduire les recettes classiques des binômes virils confrontés aux criminels, à la police ou à des missions impossibles, la série mise sur un duo féminin qui renverse les habitudes sans abandonner le plaisir de l’action.

C’est précisément ce mélange qui donne à Ride or Die son identité : une comédie d’action qui ne cherche pas seulement à imiter les références du genre, mais à leur répondre avec une tonalité plus irrévérencieuse. Portée par Hannah Waddingham et Octavia Spencer, la série apparaît comme une variation nerveuse et moderne sur le film de potes, pensée pour faire rire autant que pour secouer les conventions.