La Belgique ne prévoit pas de demander la suspension de l’Espagne de l’espace Schengen, malgré les tensions provoquées par la récente crise migratoire entre l’Espagne et le Maroc. La position belge doit être défendue ce mardi lors d’une visioconférence des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne consacrée à ce dossier.

C’est la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), qui représentera la Belgique. Selon les éléments disponibles, elle adoptera une ligne qui cherche à refléter les différentes sensibilités présentes au sein des autorités belges, tout en marquant une critique de la politique migratoire suivie par Madrid.

L’enjeu de cette réunion européenne est de tirer les leçons de l’épisode survenu à la frontière entre l’Espagne et le Maroc. Dans ce cadre, la Belgique veut visiblement éviter une demande de sanction lourde contre l’Espagne sur Schengen, mais entend néanmoins faire entendre ses réserves sur la manière dont la situation a été gérée.

Cette position illustre un équilibre délicat: ne pas ouvrir un affrontement institutionnel sur l’appartenance de l’Espagne à Schengen, tout en plaçant la question migratoire et la coordination européenne au centre du débat. La réunion des ministres devrait ainsi servir à clarifier les attentes des États membres face à ce type de crise.