L’idée d’un futur dialogue intercongolais apparaît de plus en plus difficile à concrétiser. En cause, un profond décalage entre l’approche du pouvoir et celle portée par la médiation angolaise, qui semble défendre un cadre plus large et plus inclusif.

D’après les éléments mis en avant par le texte angolais, l’inclusivité constitue le principe central. Le projet prévoit une participation représentative de l’ensemble des forces vives de la nation, ce qui suggère une ouverture bien au-delà des seuls acteurs institutionnels ou des cercles proches du pouvoir.

C’est précisément sur ce point que le fossé semble se creuser. Si le médiateur angolais met l’accent sur une représentation étendue, la vision du pouvoir paraît s’en écarter, rendant l’architecture du dialogue difficile à stabiliser. Dans ces conditions, le cadre, les participants et même la finalité politique des discussions restent sujets à contestation.

Le titre même de ce dossier résume l’impasse: un dialogue intercongolais présenté comme nécessaire, mais dont les bases ne font pas consensus. Tant que la définition de l’inclusivité et les règles de participation ne seront pas partagées, la perspective d’un véritable échange national restera fragile.