Jean De Dieu Momo, ministre délégué à la Justice, se retrouve au centre d’une nouvelle controverse politique après une prise de position sur la vacance du pouvoir. D’après les éléments disponibles, il a avancé une lecture juridique selon laquelle l’absence d’un président ne conduirait pas automatiquement à constater une vacance, même sur une durée très longue.

Cette interprétation, présentée comme pouvant aller jusqu’à 10 ou 20 ans selon les formulations reprises autour de ses propos, a immédiatement attiré l’attention. Le sujet touche à une question hautement sensible: à partir de quel moment l’empêchement ou l’absence du chef de l’État devient-il juridiquement une vacance du pouvoir.

Au-delà de la formule choc, cette sortie remet sur la table le débat sur les institutions, la continuité de l’État et les mécanismes de succession au Cameroun. En suggérant qu’une longue absence pourrait ne pas suffire à déclencher la vacance du pouvoir, Jean De Dieu Momo propose une lecture qui risque d’alimenter de vives discussions sur le plan politique comme sur le plan constitutionnel.

Cette affaire illustre surtout la tension persistante autour de l’interprétation des textes et de la stabilité institutionnelle. Avec cette analyse juridique inhabituelle, le ministre rouvre un débat majeur sur les limites du pouvoir, la définition de l’absence présidentielle et les conditions d’une transition prévue par les règles en vigueur.