Au Porge, la blessure laissée par les incendies reste vive. Parmi les habitants touchés, l’idée que la commune de l’intérieur des terres aurait été moins défendue que le voisin Cap Ferret continue de circuler. Ce sentiment nourrit une colère durable chez une partie des sinistrés, qui parlent d’une profonde injustice.
Un collectif réunissant plus de 700 personnes entretient cette contestation et relaye le malaise d’une population qui peine à tourner la page. Au cœur du ressentiment, une accusation précise : les moyens terrestres et aériens de lutte contre le feu auraient été orientés en priorité vers le secteur plus réputé et plus favorisé de Cap Ferret, au détriment du Porge.
Face à ces soupçons, les autorités cherchent à stopper les rumeurs et à défendre l’organisation mise en place pendant la crise. L’enjeu est autant opérationnel que politique : répondre à une population meurtrie, tout en évitant que s’installe l’idée d’un traitement inégal entre territoires voisins confrontés au même danger.
Cette polémique montre que, bien après l’urgence des flammes, les conséquences des incendies restent aussi humaines et sociales. Au Porge, au-delà des dégâts subis, c’est la confiance envers les pouvoirs publics qui demeure fragilisée par le sentiment d’avoir été laissé au second plan.