La crise de Ceuta relance au Maroc une vive polémique sur la responsabilité de l’État face aux départs de jeunes vers l’enclave espagnole. Dans un éditorial publié dès le 1er août, le site Enass s’en prend au gouvernement marocain et déplore son absence de réaction après les décès de nombreux jeunes ayant tenté la traversée.
Le texte décrit une séquence qui se répète, marquée par les drames humains, la répression, les polémiques et une forte agitation médiatique. À travers cette critique, le média présente la crise comme un nouvel épisode d’un scénario déjà vu, où des milliers de jeunes prennent le chemin de Ceuta malgré les risques.
Au cœur de l’accusation, Enass dénonce ce qu’il qualifie de « silence de mort » des autorités. L’éditorial estime que ce mutisme traduit un abandon d’une partie de la jeunesse marocaine, confrontée à une situation qui pousse au départ et expose à des conséquences tragiques.
Cette prise de position remet la crise de Ceuta sur le terrain politique autant qu’humanitaire. Au-delà des tensions frontalières, elle pose la question de la réponse de Rabat face aux décès, au désespoir des candidats à l’exil et au sentiment croissant d’abandon dénoncé par une partie de la presse marocaine.