Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) remet au premier plan la question de la forte mortalité infantile en France. Ce document, consacré aux causes possibles de cette situation, cherche à éclairer un sujet sensible de santé publique au cœur de l'été.

L'un des points marquants de cette publication tient à son calendrier. Le rapport a été rendu public six mois après avoir été achevé, et sa diffusion est intervenue après la révélation de son existence par un article de presse.

L'Igas, organisme commun aux ministères sociaux, s'intéresse dans ce travail aux facteurs susceptibles d'expliquer ce niveau élevé de mortalité infantile. À travers cette démarche, l'enjeu est de mieux comprendre les mécanismes en cause et d'identifier les leviers pouvant permettre d'enrayer le phénomène.

La publication de ce document relance ainsi le débat sur le suivi de la santé périnatale et plus largement sur l'organisation des politiques publiques en France. Au-delà de la polémique sur son retard de diffusion, le rapport remet surtout la question des causes et de la prévention au centre des discussions.